Journal d'un prolétaire parisien #22
Retour à une condition ouvrière relative.
Nous y voilà. Après trois de bon et loyaux service en psychiatrie et addictologie, l'appel de la rue et des chantiers s'est fait entendre. Il fallait que j'en finisse avec cette manière de penser le social : des réunions à n'en plus finir, à chercher des solutions à des problèmes, entre "professionnels", entre 4 murs. A vivoter d'un lien précaire à une hospitalisation forcée.
Le social me semble avoir été isolée du reste de la société. La division social du travail, la perte des solidarité traditionnel lors de l'essor des sociétés capitaliste post seconde guerre mondiale, en ont fait un métier à part entière. On soigne, que ce soit la solitude ou les psychoses, en montant de toute pièce des institutions comme celle où j'étais auparavant. La bourgeoisie sort la calculette, ça coûte moins cher et les gens sont moins à l'hopital, ils restent chez eux, donc c'est tout benef. Peut importe la misère sociale que ces derniers peuvent vivre en appartement, peut importe que les travailleurs soient complètement léssivé par un rythme batârd, une institution maltraitante et des salaires indécent. Être payé à coup de pied dans le cul dans le social n'a jamais été un problème. "C'est pour la bonne cause". La principale contradiction que les travailleurs ont a affronté, c'est qu'il ne crée pas de plue value et que la lutte ne peut se faire sans que les usagers en pâtissent.
Les impasses sont bien ancrées dans les têtes. Les solutions un peu moins : impliqué les usagers dans les luttes, se tourner vers le reste du mouvement ouvrier pour lutter en conséquence. La suffisance est aussi de mise : "mon travail est politique en soi". L'aide au plus démunis semble être un geste politique qui transformerait le monde.
Dorénavant sur des chantiers, ou sur les scène de rue, je retrouve un peu de ce qui fait la politique, le travail, au sens où Marx le définissait comme une transformation de son environnement, notamment matériel. Vous retrouverez ça dans des pages du Capital. On y voit des travailleurs, nous et les autres, avec certes des hiérarchie, mais aussi une émancipation, et une conscience de ce que nous fait le salariat. J'en reparlerais.
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