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Journal d'un prolétaire parisien #17

 50 nuances de communisme face au désastre en cours. Interpréter le monde ne suffit pas, le transformer est nécessaire. A une époque où il est plus facile de changer sa vie que de changer le monde, tout en imaginant plus facilement la fin du monde plutôt que la fin du capitalisme, nous sommes tous pris de sidération. Pendant longtemps, on nous a vendu la liberté comme étant une liberté de pouvoir et devoir choisir. Sarte en fut l'un des grands penseurs. Depuis quelques années, je navigue à l'extrême gauche, sans réussir à y trouver ma place. Deux paramètres s'imbriquent : les partis d'avant garde cherchent des militants fiables. Je suis un prolétaire défavoriser au parcours chaotique. Les organisations sont méfiantes, manquent ausse d'actualiser leur forme d'organisation sur le principe du soin et de l'entraide. L'arène politique ne permet pas forcément de prendre soin des uns des autres. Alors que nous sommes face à une montée des impérialismes, des gue...

Journal d'un prolétaire parisien #16

 C'était "Punk" La première fois que j'ai aperçu Punk (c'était son blase, simple, basique), il hurlait complètement défoncé au Rivotril à l'angle de la rue piétonne, à Nevers. Il venait de sortir de prison. Dans ce genre de situation, on touche on petit pactole, et la frustration nous emmène souvent à deux endroits : chez les putes et chez le dealers. On finit souvent en garde à vue, car le corps et l'esprit ne suivent plus le rythme effréné de la vie d'avant. Je me souvenais de sa tenue kaki, de sa large crête châtain et frisée, de ses chiens de troupeau étrangement à l'aise dans le paysage urbain. J'avais 16 ans, lui la quarantaine. Il ne connaîtra pas ou peu la cinquantaine. La seconde fois où j'ai croisé Punk, on s'est rencontré. C'était mon premier hiver à la rue, et il avait décidé de me prendre un peu sous son aile. On avait fait la manche ensemble toute la journée. J'avais appris les bases : savoir faire rire les gens av...

Journal d'un prolétaire parisien #15

 Campisme ou ni ni ?   Le camp communiste se divise en deux d'un point de vue de l'analyse stratégique de la géopolitique. D'un coté, les marxistes-léninistes, qui priorise la chute de l'impérialisme américain, avec un soutien inconditionnel aux adversaires de ces derniers, sans indépendance de classe dans la lutte politique. En gros, ces derniers soutiennent les gouvernement en conflit avec les américains, sans pour autant amener un critique de ces régimes. Pour le camp marxiste-léniniste, il y a une sorte de moralisme et de néo colonialisme à faire une critique des pays du Sud Global, tout du moins des gouvernements en place. Par effet indirect, cela servirait les intérêts des impérialismes occidentaux (en exitent-ils d'autres ?). On retrouve parfois un paradoxe entre les déclarations publiques et les débats et idées des militants qui en cercles restreint ou au sein des organisation, acceptent la critique, même si elle est conflictuelle, de ces gouvermenents du Su...

Journal d'un prolétaire parisien #14

 Istanbul et la coupure médiatique Une semaine avec ma copine à Istanbul. Bien sûre, on ne coche pas toute les case que la gauche moraliste voudrait : on dort dans un hôtel miteux à 150€ la semaine, ou le lit était pas fait, en plein quartier touristique, on ne visite pas de musée, mais on se balade au hasard des rues, on mange et on se repose. On est bien entendu le mépris de cette gauche culturelle : le terreaux du tourisme de masse. Mais il faut comprendre : on économise de l'argent à voyager en compagnie low cost, on ne peut pas économiser pour un séjour écolo. Après 3 mois d'hiver éreintant on avait besoin d'une pause. Et ma copine manifeste tout les symptôme du burn out. Alors couper avec Paris (pas de résidence secondaire), juste une semaine, ça fait quand même du bien.  Pendant ce temps là, je vois la gauche se faire prendre au piège après la mort d'un jeune dans une baston où j'aurais très bien pu participer et mourir. Il y a 10 ans, les hools d'extrême...

Journal d'un prolétaire parisien #13

 Autonomie de classe, individu et collectif. Le prolétariat reste un continent inconnu. Il m'apparaît comme une classe sociale certes étudiée par les travailleurs de l'industrie de la connaissance, et souvent avec rigueur et scientificité. Le problème n'est pas là. J'ai fréquenté les université, Lorsque que j'étudie des auteurs marxistes, ce qui persiste et me désole, c'est cette propension à mettre l'accent sur l'impuissance, les faiblesses ou les défauts du prolétariat. La plupart des travaux me donnent une impression générale : nous ne sommes pas à la hauteur et nous ne sommes pas capables de lutter.  Le premier travailleur universitaire à m'avoir fait cette impression était Bourdieu. Bourdieu est un auteur puissant, sérieux et rigoureux. Mais comme beaucoup, la théorie critique est le départ d'un sentiment d'impuissance.   Pour faire simple, tout ce qu'ils et elles dévoilent des rapports sociaux, que ce soit en terme d...

Journal d'un prolétaire parisien #12

Mes amis vont mal. La division du travail social provoque un individualisme en expansion. Alors que nos vie sont régie par le régime du salariat, prendre soin de celles et ceux qui nous entourent devient un métier, ou un déni. La tendance sacrificielle s'invite parfois au interstice de cette défaillance. Alors que chaque jours la précarité reste mon terrain pour gagner mon pain quotidien, je refuse de laisser celles et ceux qui m'entoure dans ma vie privée s'enfoncer dans la merde et la dépression. Peu importe la nature du lien. J'ai été de ceux que la solitude à envoyé dormir dans un cimetière, suite à une expulsion d'un centre pour S.D.F, de ceux qu'on envoie en prion pour leur propre bien, de ceux que la famille ne peut plus assumer parce que devenu une souffrance. Ces cicatrices ne seront jamais une tendance au repli sur soi, mais l'occasion d'affronter l'altérité, de comprendre et de retrouver de l'humanité dans des liens, dans le tumulte, l...

Journal d'un prolétaire parisien #11

 Pour aller mieux, se servir des acquis de Lénine. Guillaume Fondu a proposer quelques fondements pour penser une manière de faire de la politique. En passant par Lénine. Pour Fondu, Lénine apporte trois points essentiels.  Nous savons pertinemment que nous partons de loin. Le mouvement ouvrier a été détruit par les attaques du néo-libéralisme, les changements profond de l'économie et la déception, la désillusion que les travailleurs ressentent après les trahison du réformisme de gauche. A gauche nous pensons qu'il est indispensable de s'investir dans les luttes syndicales. Nous pensons qu'une des manières qui nous permettent de transformer le monde se réalise dans l'activité syndicale. C'est indéniable. Et de ce coté là, le travail est déjà immense. Le syndicalisme doit être investit par les travailleurs. Les pratiques de luttes et la formation de sujet collectif combatif à partir du travail est trop peu investit par les travailleurs.  A travers la figure de Lé...