Journal d'un prolétaire parisien #12

Mes amis vont mal.

La division du travail social provoque un individualisme en expansion. Alors que nos vie sont régie par le régime du salariat, prendre soin de celles et ceux qui nous entourent devient un métier, ou un déni. La tendance sacrificielle s'invite parfois au interstice de cette défaillance.

Alors que chaque jours la précarité reste mon terrain pour gagner mon pain quotidien, je refuse de laisser celles et ceux qui m'entoure dans ma vie privée s'enfoncer dans la merde et la dépression. Peu importe la nature du lien. J'ai été de ceux que la solitude à envoyé dormir dans un cimetière, suite à une expulsion d'un centre pour S.D.F, de ceux qu'on envoie en prion pour leur propre bien, de ceux que la famille ne peut plus assumer parce que devenu une souffrance. Ces cicatrices ne seront jamais une tendance au repli sur soi, mais l'occasion d'affronter l'altérité, de comprendre et de retrouver de l'humanité dans des liens, dans le tumulte, les conflits mais aussi dans l'écoute et la compréhension.

La solidarité prolétarienne n'est pas qu'une histoire de syndicat et de parti, c'est aussi celle du social, dans tout ce qu'elle a de banal. Mes amis vont mal, et je ne serais je refuse de cloisonner mes relations sociales dans des fonctions individualiste. Si j'ai la force alors "may the force be with you".

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