Journal d'un prolétaire parisien #8
Les fêtes
Beaucoup de camarades ont relaté leur indignation face aux discours de leur proche lors des fêtes. Adoptant la plupart du temps une stratégie qui a pour but de faire changer les mentalités une à une, en débattant avec ces derniers. J'ai longtemps penser mon action militante avec cette tactique comme étant une des principales. C'est désormais révolue.
En effet, le fait de militer dans une organisation m'a permit de comprendre que ce genre de discussion n'était pas forcément la plus bénéfique. En comprenant que nous autres communistes, étions un mouvement de sujet collectif, j'ai compris que nos outils d'agitation et de propagande avaient pour vocation de gagner des camarades. Les débats avec la famille ne sont pas pour autant inutile, loin de là, mais en tant que membres d'une organisation, je pense que les discussions individuelles, sont plutôt à faire fructifier avec des personnes qui sont déjà intéressé par notre ligne. Les journaux, les médias, sont là pour que les gens puisse changer. A une époque où la politique est absente des discussions et des pratiques, la plupart d'entre nous arrivons à la politique en ayant des expériences de vie qui nous remettent en question, ceci étant étayer par des contenus idéologique. Et ensuite vient la discussion et le débat.
Lénine catégorisait les gens en trois partie : les alliés potentiellement gagnable, les gens neutres, et les ennemis. A partir de là, on doit adapter notre tactique.
Lorsque je suis en famille, j'abandonne ma posture de militant, car ce que les autres projettent sur moi, c'est le mec reloud qui va avoir toujours raison. En partageant des choses simple de la vie, en ne m'offusquant pas des propos de droite, je suprends tout le monde, et les gens se disent que je ne suis pas un reloud qui ramène tout à la politique, et à partir de là, leur vision du communiste change, et bien sûre, ça ne m'empêche pas de dire quelques phrases toute simple sur la base de la base.
De ce fait, les fêtes ont été un moment de fête, et j'ai pu prendre du bon temps. J'ai compris qu'il y a aussi des moments pour parler politiques, surtout dans des familles qui sont plutôt de la catégorie "neutre".
Penser notre organisation de manière collective évite à nos militants de devenir des mandarins ou des ayatollahs.
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