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Affichage des articles du avril, 2026

Journal d'un prolétaire parisien #20

 Nos joies La littérature bourgeoise sublime la souffrance, les trajectoires tragique. Nos vies suffisent à remplir ce genre besoin existentiel. A l'inverse écrire pour rendre compte de ce qui nous porte, nous qui ne sommes rien à leur yeux, nous qui n'avons qu'un sourire édenté à leur laissé comme souvenir, relève d'un réel attachement à nos formes de vie populaires. Un simple trajet pour aller au boulot peut devenir un moment d'ennui à déjouer. Les souterrains du métro nous engloutissent chaque matin. En regardant un peu la carte de Paris, on peut bifurquer pour des petites joies. Prendre un R.E.R où l'on est pas entassé, pour quelques minutes de plus, sortir à Musée d'Orsay, apprendre à marché dans les avenue que la bourgeoisie se réserve aux belles heures. Et depuis quelques mois, c'est une victoire infime, mais une victoire quand même de savoir où aller sans s'entasser comme des bêtes, de traverser les Tuileries au petit matin. D'esquiver le...

Journal d'un prolétaire #19

  Cette vielle conception bourgeoise de la création artistique... Qui consiste à croire que c'est dans la douleur que l'artiste produit et sublime sa vie et cette misérable condition humaine qui nous accable... J'y repensais en écoutant Mélenchon ce matin, qui faisait remarquer à juste titre que cette conception de la création artistique est tout à fait pathétique. Alors, que le salariat nous ravage, que les problèmes de thunes sont récurent, et je t'en passe et des meilleures, ça, il n'y a pas de toute. Mais de là à prendre pour seul objet l'aspect négatif de la vie des classes populaires, on tourne vite en rond, et ça devient vite dérisoire. Adolescent, c'était le pied, on avait Baudelaire, Rimbaud, et vas-y, les première rêveries, que je me souviens ! Une biographie de Rimbaud m'avait scotché, là au fond de l la salle, je l'imaginais, vagabonder, et puis aussi parler à l'oiseau de feu, qui était apparemment son oiseau imaginaire de compagnie. ...

Journal d'un prolétaire parisien #18

Note de lecture Fiche de lecture : Manuscrits économico-philosophiques de 1844, Karl Marx Présentation du texte : Texte inachevé que Marx gardera tout au long de sa vie comme matériau qu’il complétera. Premier cahier : il reprend les catégories économique de Smith « Profit du Capital » « Salaire du travail » « Rente foncière » (qui détermine chez Smith trois catégories de prix. Le prix naturel qui est différent du prix réel (quantité de travail) qui est différent du prix de marché (offre et demande). Ces trois catégories expriment la structuration en classe de la société civile et articulent la différence entre la classe des travailleurs, la classe des capitalistes et les propriétaires terriens. Permet de montrer la contradiction entre le fait que le travail est source de la richesse et l’appauvrissement du travailleur. Il montre aussi que la propriété privée non remise en question, comme naturelle dissimule le fait de l’aliénation du travail. Deuxième cahiers : Le profit du capital es...