Journal d'un prolétaire parisien #20
Nos joies
La littérature bourgeoise sublime la souffrance, les trajectoires tragique. Nos vies suffisent à remplir ce genre besoin existentiel. A l'inverse écrire pour rendre compte de ce qui nous porte, nous qui ne sommes rien à leur yeux, nous qui n'avons qu'un sourire édenté à leur laissé comme souvenir, relève d'un réel attachement à nos formes de vie populaires.
Un simple trajet pour aller au boulot peut devenir un moment d'ennui à déjouer. Les souterrains du métro nous engloutissent chaque matin. En regardant un peu la carte de Paris, on peut bifurquer pour des petites joies. Prendre un R.E.R où l'on est pas entassé, pour quelques minutes de plus, sortir à Musée d'Orsay, apprendre à marché dans les avenue que la bourgeoisie se réserve aux belles heures. Et depuis quelques mois, c'est une victoire infime, mais une victoire quand même de savoir où aller sans s'entasser comme des bêtes, de traverser les Tuileries au petit matin. D'esquiver le zèle des autres, la morosité des tronches sur les écrans.
Une simple joie.
Commentaires
Enregistrer un commentaire