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Affichage des articles du juin, 2026

Journal d'un prolétaire parisien #24

 Nouvelles intensités. La chaleur et la moiteur pour nous accompagner. Le passé, une résurgence de trajectoires et d'une constellation d'anarchistes. 5 jours à côtoyer des mondes apparemment irréconciliable. Une femme qui s’immisce et peuple peu à peu mon imaginaire. Des alcooliques en délirium tremens. Les chiens romantiques de Bolano en pratique. Et puis des prières face au bon Dieu pour tenter de conjurer les sorts du destin. Demander pardon pour les fracas d'une vie qui s'effrite. L'appel de la chair, l'appel du politique. Les champs d'un paysan réfractaire à la technique moderne. Les champs pour seule horizon. L'espoir d'en finir avec ces aiguilles qui laboure ma chair, depuis trop longtemps. La mort n'est plus seule.

Journal d'un prolétaire #23

  Chronique d’une vielle pute à la retraite. Je suis un homme, fils de paysan, dorénavant ouvrier et travailleur socail dans le même temps. J’ai 36 ans, et j’ai été pute de mes 24 ans à mes 30 ans. Voilà ce que je peux vous en dire plus de 5 ans après. J’ai commencé le travail du sexe en entrant en fac de philosophie à Dijon. Je ne pouvais pas être boursier. Je viens d’une famille devenu petite bourgeoise. L’argent, on en a, mais on le surveille comme le lait sur le feu. Syndrome d’une époque de vache maigre révolue. Alors mes parents m’avait filer un petit studio à eux qu’ils ne pouvaient pas louer, avec 50€ par semaine pour survivre. Ils faut les comprendre. Depuis mes 18 ans je me pique à l’héroïne et la cocaïne. Raison de plus pour que ma famille se transforme en véritable cours des compte. Me voilà donc étudiant. L’argent me manque. Alors je découvre le travail du sexe à un festival de tatouage. En rentrant chez moi je fais quelque recherche. Le travail du sexe des homme avec ...