Journal d'un prolétaire #19

  Cette vielle conception bourgeoise de la création artistique... Qui consiste à croire que c'est dans la douleur que l'artiste produit et sublime sa vie et cette misérable condition humaine qui nous accable... J'y repensais en écoutant Mélenchon ce matin, qui faisait remarquer à juste titre que cette conception de la création artistique est tout à fait pathétique.

Alors, que le salariat nous ravage, que les problèmes de thunes sont récurent, et je t'en passe et des meilleures, ça, il n'y a pas de toute. Mais de là à prendre pour seul objet l'aspect négatif de la vie des classes populaires, on tourne vite en rond, et ça devient vite dérisoire. Adolescent, c'était le pied, on avait Baudelaire, Rimbaud, et vas-y, les première rêveries, que je me souviens ! Une biographie de Rimbaud m'avait scotché, là au fond de l la salle, je l'imaginais, vagabonder, et puis aussi parler à l'oiseau de feu, qui était apparemment son oiseau imaginaire de compagnie. Alors voilà les deux que je viens de vous citer, c'était plutôt des dégourdis de la plume. 

Ce blog montre, je l'espère, qu'il est possible d'être un travailleur et d'écrire. De raconter un essayant de soigner un peu son écriture. La suite, sera de mêler commentaire de texte et récit de vie.  

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