Journal d'un prolétaire parisien #11
Pour aller mieux, se servir des acquis de Lénine.
Guillaume Fondu a proposer quelques fondements pour penser une manière de faire de la politique. En passant par Lénine. Pour Fondu, Lénine apporte trois points essentiels.
Nous savons pertinemment que nous partons de loin. Le mouvement ouvrier a été détruit par les attaques du néo-libéralisme, les changements profond de l'économie et la déception, la désillusion que les travailleurs ressentent après les trahison du réformisme de gauche.
A gauche nous pensons qu'il est indispensable de s'investir dans les luttes syndicales. Nous pensons qu'une des manières qui nous permettent de transformer le monde se réalise dans l'activité syndicale. C'est indéniable. Et de ce coté là, le travail est déjà immense. Le syndicalisme doit être investit par les travailleurs. Les pratiques de luttes et la formation de sujet collectif combatif à partir du travail est trop peu investit par les travailleurs.
A travers la figure de Lénine, on sait aussi qu'il est nécessaire d'acquérir une conscience de classe en passant par une politisation qui n'est pas uniquement pensé à partir du travail et de la vie des travailleurs dans leurs entreprises. On doit s'organiser aussi en collectif pour penser, agir et s'organiser sur d'autres sujets. La forme parti reste celle que les communistes investissent le plus, mais les associations, les collectifs citoyens (Gramsci travaillera la question de la société civile), sont une manière d'acquérir une conscience de classe. Le prolétariat peut ainsi penser des problématiques plus large, abordant la géopolitique, des questions comme le racisme, le logement, le sexisme, etc... Évidement ces thèmes sont aussi des thèmes qu'on peut penser par l'activité syndicale, mais la lutte politique en dehors du syndicalisme permet de penser la transformation du monde en élargissant la conscience de classe qui n'est pas qu'une conscience de classe qui se réduit à celle de l'entreprise, pour faire vite.
Nous devons aussi penser la politique selon une tripartition : la conversion, la gestion et le combat. A chacune de ces parties correspondent aussi un type d'interlocuteurs, qu'on retrouvera bien plus selon les catégories sociales qu'on identifie. La priorité du communisme est de convertir les classes populaires à l'activité politique. C'est la base du marxisme, puisque l'émancipation n'est pas un horizon à atteindre mais l'activité même qui fait du prolétariat un sujet revolutionnaire (en plus de son rôle dans la production). La gestion correspond plus à la petite bourgeoisie (en général). En politique, ceux qui restent neutres sont aussi une part importante, et il faut prendre en compte que tout le monde ne deviendra pas militants. Pour le combat, on s'en doute, mais la bourgeoisie reste un adversaire à combattre. Lénine ajustera et priorisera ces trois aspects tout au long de sa vie de dirigeant politique.
Enfin, la politique est à penser en terme de réalisme. En effet, au delà de l'utopie, Lénine, tout comme Marx dès l'Idéologie Allemande, nous enseigne que le communisme est un projet de transformation certes radical, mais qui prend en compte les necéssité (absolue et conditionnelle).
Pour Lénine il est donc question de transformer le monde en évaluant sans cesse ces trois aspects : la conscience de classe, les différtents interlocuteurs et le mode d'exercice du pouvoir et un réalisme qui n'est pas un défaitisme, mais un horizon vers lequel nous nous dirigeons en étant conscient des possibilités, des nécessité et en gardant comme cap que nous voulons en finir avec l'exploitation et l'oppression. L'émancipation reste un mot à investir....
Loin des manuels de développement personnel, qui se centre uniquement sur l'individu détaché de la société, cette manière de faire de la politique est pour moi un vrai remède aux problèmes que cette vie m'amène. En raccordant la politique à l'épanouissement personnel, c'est possible de comprendre ce monde, d'avoir une cohérence, de sentir l'impuissance diminué, de se sentir faire partie de ce monde, de cette société, d'être fier d'être prolétaire.
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