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Affichage des articles du décembre, 2025

Journal d'un prolétaire parisien #8

 Les fêtes Beaucoup de camarades ont relaté leur indignation face aux discours de leur proche lors des fêtes. Adoptant la plupart du temps une stratégie qui a pour but de faire changer les mentalités une à une, en débattant avec ces derniers. J'ai longtemps penser mon action militante avec cette tactique comme étant une des principales. C'est désormais révolue. En effet, le fait de militer dans une organisation m'a permit de comprendre que ce genre de discussion n'était pas forcément la plus bénéfique. En comprenant que nous autres communistes, étions un mouvement de sujet collectif, j'ai compris que nos outils d'agitation et de propagande avaient pour vocation de gagner des camarades. Les débats avec la famille ne sont pas pour autant inutile, loin de là, mais en tant que membres d'une organisation, je pense que les discussions individuelles, sont plutôt à faire fructifier avec des personnes qui sont déjà intéressé par notre ligne. Les journaux, les médias,...

Journal d'un prolétaire parisien #7

Noël au balcon, une conscience de classe écologiste est-elle possible?  C'est l'heure de décorer les sapins dans les familles de tradition chrétienne. Alors je me suis prêté au jeux ce week-end chez ma belle famille. Un détail m'a fait tilter : le sapin avait déjà des bourgeons. Normalement l'hiver, il fait assez froid pour que les arbres ne bourgeonne pas, mais cette année, le gèle n'a pas été suffisant, la sève n'est pas redescendu dans les racines et les arbres ont l'impression que c'est déjà reparti pour un tour.  Alors en tant que gosse de la campagne, j'ai eu le coup d'oeil, mais je me rend compte qu'autour de moi personne n'a titlé. Ma belle famille, est plutôt du genre intello. Comme quoi ça ne suffit pas d'écouter Jancovici pour repérer en pratique quand ça part totalement en couille. En plus de ça, j'ai l'impression qu'on s’accommode très bien des températures douces en hivers. Y'a un sursaut quand on en chie...

Journal d'un prolétaire parisien #6

 Survivre en banlieue, taffer à la capitale      C'est tout les jours la même merde, un dilemme à résoudre : soit tu te lève à 5h pour pouvoir faire deux trois trucs avant le taf, quand t'as encore de la jugeote et de la concentration, soit tu dors, et t'as pas l'impression d'avancé. Et ça continu : soit tu prend les transports une heure mais t'es assis, en prenant des trains qui mettent des plombes, soit tu prends 20 minutes les transports bondé; collé à l'écran de ton voisin, quand c'est pas la gueule dans son sac à dos.       J'ai choisis la première solution, notamment parce que j'ai besoin de rester un peu humain quand j'arrive au taf, que je me tape tout les jours deux heures de réunions pour prendre des décisions collectivement avec mes collègues, à propos de gens qui sont déjà pas mal dans la galère.      S'ensuit 8 heures de taf dans la Capitale. En moyenne, c'est entre 10 km et 15 km à pied par jours pour aller d'un appa...

Journal d'un prolétaire parisien #5

  "Paris nous nourris, Paris nous affame, Paris nous tient. Et si tes neurones peuvent suivre, bienvenue dans ce monde ivre."  La Rumeur Le taf ou la taule. Les pilules ou la dépression. Trop souvent, la gauche éduquée nous regarde de haut, arguant l'aliénation comme mode de vie des classes populaires. Que ce soit lorsqu'on se débranche la tête devant des short Youtube, au PMU à mater les courses, au four à revendre deux trois sachets pour arrondir les fins de mois ou juste ramener de quoi payer les loyers. Nos modes de vie sont sujet à la honte, et chaque travailleur sait que la pudeur est une des conditions de survie dans son entourage, surtout si il milite. Alors que le métro se remplie comme une bétaillère à bestiaux, qu'on nous réveille à l'aube pour des salaires insultants, qu'on perd des chicots dans des bastons avec des frères, des soirs de cuite, où lorsqu'on a besoin de s'affronter à d'autres masculinité, particulièrement celle de la ...

Journal d'un prolétaire parisien #4

 Être communiste à contre courant. Le marxisme structure mon mode de vie. Tout comme la religion me permet de penser le monde au delà de l'entendement. Survivre individuellement ne suffit pas. A notre époque, l'histoire du prolétariat est réduite à peau de chagrin. On nous voudrait abrutis par les shorts, la téléréalité et la consommation de masse, qu'on ne peut de toute façon pas de payer. Face aux assauts permanents du capitalisme, le communisme apporte une stratégie sur le long terme.  Le premier des défaut d'un communiste révolutionnaire est l'impatience et le manque d'appréhension dans les temporalité qui gouverne notre monde. L'individualisme nous pousse à croire que tout se résume à notre champ d'action réstreint en tant qu'individu. Militer, c'est un marathon. C'est savoir organiser sa journée, savoir avoir le goût du travail bien fait sans se flinguer au turbin, mais sans non plus mettre en difficulté les collègues ou les partenaires...