Journal d'un prolétaire parisien #4
Être communiste à contre courant.
Le marxisme structure mon mode de vie. Tout comme la religion me permet de penser le monde au delà de l'entendement. Survivre individuellement ne suffit pas. A notre époque, l'histoire du prolétariat est réduite à peau de chagrin. On nous voudrait abrutis par les shorts, la téléréalité et la consommation de masse, qu'on ne peut de toute façon pas de payer. Face aux assauts permanents du capitalisme, le communisme apporte une stratégie sur le long terme.
Le premier des défaut d'un communiste révolutionnaire est l'impatience et le manque d'appréhension dans les temporalité qui gouverne notre monde. L'individualisme nous pousse à croire que tout se résume à notre champ d'action réstreint en tant qu'individu. Militer, c'est un marathon. C'est savoir organiser sa journée, savoir avoir le goût du travail bien fait sans se flinguer au turbin, mais sans non plus mettre en difficulté les collègues ou les partenaires. C'est aussi savoir trouver du bon temps pour ne pas devenir une machine industrielle sans émotions qui ne pense qu'à recruter.
Alors chaque matin, une feuille de papier à la main, je fixe mes objectifs en fonction de quatres grandes catégories : travail, politique, religion et temps libre.
Le mouvement ouvrier réclamait 8 heures de travail par jour, 8 heures de loisir et 8 heures de repos. Cette conquête reste à venir. Entre temps de transports et reproduction de la force de travail, nos journées de travail avoisinent les 12 heures et il est difficiles de prendre une heure par jour pour lire Marx, faire du sport, jouer de la musique, faire l'amour, cuisiner un bon plat, prier ou voir un film.
"Les masses fonctionnent à l'économie", c'est donc pour ça que le travail ne doit pas devenir sa raison de vivre. Et qu'on peut et doit trouver de quoi résister aux rythmes infernaux des grandes villes en occidents. La solitude peut rendre fou et la tristesse peut broyés les militants 1à fois plus que chaque lois répréssive.
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