Journal d'un prolétaire parisien #1
Il est temps de s'y mettre. La pratique et la théorie politique doivent s'accorder, s'articuler. Mais bien loin des prétentions des auteurs que les grandes écoles fabriquent, je livrerai ici ma vie de travailleurs parisiens. Les détails viendront au fur et à mesure. Pour le moment, je tiens à dire qu'être communiste m'a fait comprendre que j'étais situer quelque part sur le terrain de la lutte des classes. Né dans les années 90, aucun repère d'un mode de vie lié à l'imaginaire du socialisme ne m'a servit de repère. Mais dorénavant, lorsqu'à 7h30, je m'embarque avec des millions d'autres travailleurs dans les trains de banlieues, j'ai conscience de ce qui se joue jour après jour. Sans une conception du monde marxiste, en tant que fils de paysans ayant grandit dans une ferme, j'aurais sans doute fermée mes œillères et tenu tant bien que mal, déraciné, isolé, le nez dans mon nombril, le splenn de Paris pour lot de consolation. Et encore... La précarité, la folie ou les addictions auraient epeut être eu raison de moi. Et pourtant, en ayant en tête les analyses de Marx sur les antres de la production, tout me paraît être d'une logique implacable. A la fois accablé de voir ses visages tirés, rivés aux smartphone, mais aussi fier de faire partie de ceux qui font tourner la société. Ce genre de contradictions sont fréquentes depuis que je suis marxistes
La période exige, pour ceux qui le peuvent, le veulent, de prendre position. Le processus de fascisation, la crise du mode de production capitaliste, que ce soit de par son aspect social, écologique, géopolitique et que sais-je, m'ont poussé àrevoi ma corpie comme disent les profs. Mon engagement est mon humble réponse à la catastrophe qui va nous tomber sur le coin de la gueule. Ici, je livrerai le journal d'un énième travailleur, Non pas dans le but d'écrire des mémoires, mais simplement de ne pas laisser l'histoire des individus à la bourgeoisie.
Comme dans La nuit des prolétaires de Rancière, je m'appliquerais a divaguer, à restituer mes lectures, mais là où notre bon vieux Jacques semblait vouloir montrer des prolétaires qui n'avait guère d'attention à question politique (une espèrce d'anti léninisme). Je n'en ferais pas l'économie;
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