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Affichage des articles du janvier, 2026

Journal d'un prolétaire parisien #11

 Pour aller mieux, se servir des acquis de Lénine. Guillaume Fondu a proposer quelques fondements pour penser une manière de faire de la politique. En passant par Lénine. Pour Fondu, Lénine apporte trois points essentiels.  Nous savons pertinemment que nous partons de loin. Le mouvement ouvrier a été détruit par les attaques du néo-libéralisme, les changements profond de l'économie et la déception, la désillusion que les travailleurs ressentent après les trahison du réformisme de gauche. A gauche nous pensons qu'il est indispensable de s'investir dans les luttes syndicales. Nous pensons qu'une des manières qui nous permettent de transformer le monde se réalise dans l'activité syndicale. C'est indéniable. Et de ce coté là, le travail est déjà immense. Le syndicalisme doit être investit par les travailleurs. Les pratiques de luttes et la formation de sujet collectif combatif à partir du travail est trop peu investit par les travailleurs.  A travers la figure de Lé...

Journal d'un prolétaire parisien #10

 Reste à ta place. "Je comprends pas pourquoi tu t'angoisse autant pour de la politique, on a aucun pouvoir là dessus, on a déjà du mal à s'occuper de nos propres vie" Voilà, comment on se retrouve le nez dans sa propre merde, avec la "sagesse populaire" de ses proches. Effectivement, la phrase m'a marqué. Parce qu'elle raconte plusieurs choses. Déjà, cette lucidité qui amène n'importe quel travailleurs dans ce monde à savoir que sans pouvoir, on est personne. Un militant trotskyste le résumait avant son procès pour apologie du terrorisme : "si moi, militant révolutionnaire, on me fout un procès, alors qu'est ce que le prolo moyen se dit?!". Sans aucun contact, avec un mouvement ouvrier qui se relève péniblement de 30 ans de réformisme et d'attaque néo-libérale, on est bien conscient d'être dans les choux, à manger la répression plein pot, les problèmes de frics, les guerres internes par manque de vision commune, le manque d...

Journal d'un prolétaire parisien #9

 "La magie et la poésie de la neige"  C'est beau la neige ? Selon l'histoire qu'on se trimballe, cette poésie est relative. Nevers, fin des années 2000, je sors de la ferme de mes parents, avec une branlé magistrale par mon daron, 1m90 et 110 kg de force brute, forgé à 40 ans de charbon dans les prés. Pas grave, je quitte le lycée en finissant en garde à vue, vite confronté à faire la manche, dormir dehors, donc avec mec chaussures dans le sac de couchage. Les inquiétudes de tabassage en prime en pleine nuit. Un soir, on décide de prendre d'assaut à 4 ou 5 les anciens bâtiment de l'ancien hôpital. On s'installe. Refait ! Enfin une nuit à l'abri. 3h du mat', le vigile veut checker que le bat est vide. Le pit-bull de mon pote lance l'alerte. On est grillé. Le mec est désolé, mais c'est dehors, il peut perdre son taf. Mon mépris pour le prolétariat commence sans doute à cette époque, par manque de compréhension des enjeux. Nous y voilà, su...