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Affichage des articles du février, 2026

Journal d'un prolétaire parisien #13

 Autonomie de classe, individu et collectif. Le prolétariat reste un continent inconnu. Il m'apparaît comme une classe sociale certes étudiée par les travailleurs de l'industrie de la connaissance, et souvent avec rigueur et scientificité. Le problème n'est pas là. J'ai fréquenté les université, Lorsque que j'étudie des auteurs marxistes, ce qui persiste et me désole, c'est cette propension à mettre l'accent sur l'impuissance, les faiblesses ou les défauts du prolétariat. La plupart des travaux me donnent une impression générale : nous ne sommes pas à la hauteur et nous ne sommes pas capables de lutter.  Le premier travailleur universitaire à m'avoir fait cette impression était Bourdieu. Bourdieu est un auteur puissant, sérieux et rigoureux. Mais comme beaucoup, la théorie critique est le départ d'un sentiment d'impuissance.   Pour faire simple, tout ce qu'ils et elles dévoilent des rapports sociaux, que ce soit en terme d...

Journal d'un prolétaire parisien #12

Mes amis vont mal. La division du travail social provoque un individualisme en expansion. Alors que nos vie sont régie par le régime du salariat, prendre soin de celles et ceux qui nous entourent devient un métier, ou un déni. La tendance sacrificielle s'invite parfois au interstice de cette défaillance. Alors que chaque jours la précarité reste mon terrain pour gagner mon pain quotidien, je refuse de laisser celles et ceux qui m'entoure dans ma vie privée s'enfoncer dans la merde et la dépression. Peu importe la nature du lien. J'ai été de ceux que la solitude à envoyé dormir dans un cimetière, suite à une expulsion d'un centre pour S.D.F, de ceux qu'on envoie en prion pour leur propre bien, de ceux que la famille ne peut plus assumer parce que devenu une souffrance. Ces cicatrices ne seront jamais une tendance au repli sur soi, mais l'occasion d'affronter l'altérité, de comprendre et de retrouver de l'humanité dans des liens, dans le tumulte, l...